Paul ÉLUARD. Les poètes que j’ai connus. [1949]. Manuscrit autographe signé, 2 pages in-4.
Mise au net d’un poème sur Aragon, publié dans le n° 11 de La Nouvelle Critique, décembre 1949. Poème dédié à l’écrivain et journaliste Jean Fréville, membre du PCF, proche de Maurice Thorez et rédacteur à La Nouvelle Critique. Les dix-neuf vers, évoquant spécifiquement Aragon, avaient paru dans la plaquette collective, publiée en octobre 1949, la Guirlande d’Aragon privé de ses droits civiques. Il s’agissait de soutenir Aragon, inculpé pour délit de presse et propagation de fausses nouvelles dans le journal Ce Soir. Peu après, pour la réédition de son poème, Éluard ajouta des vers en hommage aux poètes ayant su répéter l’appel aux armes, à la justice et à la fraternité, concluant par quelques lignes en prose : De tous les poètes que j’ai connus, Aragon est celui qui a eu le plus raison, raison contre les monstres – et raison contre moi. Il m’a montré le droit chemin, il le montre encore aujourd’hui à tous ceux qui n’ont pas compris que lutter contre l’injustice, c’est lutter pour leur propre vie, pour une vie fleurie d’espoir et pour tout l’amour du monde. (Éluard, Œuvres complètes II, Pléiade, p. 369.)