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Ménagère en argent 1er titre (950°/°°) du modèle uniplat comprenant : - 12 grandes cuillères (1064 g.) - 12 grandes fourchettes (987 g.) - 12 petites cuillères (420 g.) - 12 fourchettes à huitre (297 g.) - 11 fourchettes à gâteau (300 g.) - 11 cuillères à moka (172 g.) - 11 couteaux à entremets (poids brut : 792g) - Une louche (208 g.) Dans sa boîte d’origine. Orfèvre : Cardeilhac. Travail parisien de la première moitié du XXème siècle. Poids des pièces en argent : 3448 g. La maison Cardeilhac occupe une place majeure dans l’histoire de l’orfèvrerie parisienne des XIXème et XXème siècles. Fondée en 1804 à Paris par Antoine-Vital Cardeilhac, elle s’inscrit dans la tradition des grands orfèvres parisiens spécialisés dans la production d’objets d’arts et de services de table. Dès le milieu du XIXᵉ siècle, l’atelier connaît un essor notable sous l’impulsion d’Armand-Édouard Cardeilhac, période durant laquelle la maison acquiert une reconnaissance institutionnelle et commerciale, notamment à travers sa participation aux Expositions universelles et ses commandes émanant d’une clientèle prestigieuse. La production de Cardeilhac se distingue par une maîtrise technique rigoureuse et un vocabulaire puisant dans les répertoires historicistes du XIXème siècle — néo-Renaissance, rocaille et Second Empire — avant d’évoluer vers des formes plus épurées à la fin du siècle. Sous la direction d’Ernest Cardeilhac, la maison manifeste une ouverture mesurée aux courants stylistiques contemporains, notamment l’Art nouveau. Au XXᵉ siècle, la maison Cardeilhac poursuit une production d’orfèvrerie caractérisée par la sobriété des formes et la qualité de l’exécution. Les pièces témoignent d’une évolution stylistique allant de l’Art nouveau à l’Art déco, périodes durant lesquelles la maison Cardeilhac figure, aux côtés de Puiforcat, parmi les manufactures les plus importantes et les plus novatrices dans la production d’orfèvrerie. L’intégration de la maison à Christofle en 1951 marque la fin de son indépendance, sans interrompre la diffusion de son nom au sein de l’orfèvrerie française de prestige.