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Collections VIII / Lot 0
Lot 0

Charles Rauch (Strasbourg 1791 - 1857 Nancy)

Adjugé
Non communiqué
Descriptif

Louis Ier, duc de Bourbon, comte de Clermont et de la Marche 1822 Huile sur toile 217 x 129 cm. Légendé, en bas à droite : Louis I du nom. Duc / de Bourbon. Comte / de Clermont et de la / Marche + 1341 Numéroté, en bas à gauche : 7 Au revers, sur la toile, en bas à gauche, légende à l'encre noire, précisant la biographie du modèle, puis : Peint par Charles Rauch en 1822 Au revers, sur la toile, marque à l'encre noire, sous couronne : Eu Sur le châssis, marque au feu, sous couronne fermée : LPD Sur le châssis, marques à l'encre rouge : Chateau de Tourronde 5 juin 1950 Bibliographie : - J. Vatout. Catalogue historique et descriptif des tableaux appartenans à S.A.S. Mgr. le duc d'Orléans (…), Paris, sn, 1823, n°5, p.15 - J. Vatout. Le château d'Eu, notice historique, Paris, Félix Malteste, 1836, n°7, p.24 - Indicateur de la galerie des portraits, tableaux et bustes qui composent la collection du Roi, au château d'Eu, Paris, Paul Dupont, 1836, n°7, p.9 Provenance : - Commande de Louis-Philippe (1773-1850), alors duc d'Orléans, pour le château d'Eu, en 1822, - puis par descendance, à Louis d'Orléans (1814-1896), duc de Nemours, - puis par descendance, à Ferdinand d'Orléans (1844-1910), duc d'Alençon, - puis par descendance, à Emmanuel d'Orléans (1872-1931), duc de Vendôme, - puis par héritage à sa veuve Henriette (1870-1948), née princesse de Belgique, - "Vente aux enchères publiques de la collection d'oeuvres d'art de la duchesse de Vendôme, au château de Tourronde à Lugrin le lundi 5 juin 1950 et jours suivants", n° de lot inconnu, - Collection privée, France *** Notre tableau monumental est une commande directe du duc d'Orléans destinée, en 1822, à compléter la grande galerie de portraits du château d'Eu, alors résidence dévolue à sa mère. "Les évènemens de 1814 amenèrent la restitution de cet édifice [le château d'Eu] à la duchesse douairière d'Orléans, fille unique et héritière du duc de Penthièvre. Cette princesse après avoir ordonné les réparations les plus urgentes vint y résider pendant quelques jours à la fin du mois de septembre 1818 et n'y retourna plus. Le duc d'Orléans, aujourd'hui Roi, visita le château d'Eu en 1821, peu après la mort de la princesse sa mère. Un de ses premiers soins fut de faire exhumer de la poussière des greniers ce qui restait de l'antique collection des portraits et d'en ordonner la restauration. Il a fallu réparer les pertes occasionées par les outrages ou le malheur des temps. De nombreuses recherches ont été faites pour combler les intervalles; lorsqu'elles ont été inutiles, on a fait refaire les portraits qui avaient disparu ou qui avaient trop été dégradés. On en a ajouté un très grand nombre, et grâce à douze années de travaux et de persévérance, c'est aujourd'hui une des collections historiques les plus précieuses les plus complètes qui existent en Europe." in J. Vatout, Le château d'Eu (…), Paris, 1836, p.XI. Le modèle de notre portrait est le fondateur de la maison de Bourbon, fils de Robert de Clermont, sixième et dernier fils du roi saint Louis. "Louis Ier du nom, duc de Bourbon, pair et chambrier de France, comte de Clermont, de la Marche, et de Castres, etc. dit le Boiteux et le Grand, fils aîné de Robert de France, comte de Clermont, et de Béatrix de Bourgogne, marié en juin 1310 à Marie de Hainaut, fille puînée de Jean II, comte de Hainaut et de Philippe de Luxembourg; mort en janvier 1341. Après avoir été armé chevalier par Philippe le Bel, il servit en Flandre, sous le comte d'Artois, se signala à la bataille de Furnes, en 1297, à l'attaque du pont à Vendin, à la fatale journée de Courtray, en 1302, à la victoire de Mons en Puelle, en 1304. Lorsque la guerre fut déclarée aux Anglais, il fut chargé du commandement de l'armée française en Guyenne, et plus tard, lorsque le roi Philippe le Bel termina cette guerre par le mariage de sa fille Isabelle avec Édouard II d'Angleterre, il y eut, à Boulogne, un magnifique tournois où Louis fut avec son frère Jean, vainqueur de tous les chevaliers. Le roi les chargea tous deux d'accompagner la nouvelle reine en Angleterre, ils ne la quittèrent pas sans l'avoir vu couronner à Westminster. En 1312, il fut choisi pour diriger la croisade entreprise par Philippe le Bel, mais les seigneurs qui avaient promis de s'y rendre ne se trouvèrent pas à Lyon, comme ils en étaient convenus : le projet n'eut pas de suite ; toutefois, dans l'espoir d'aller un jour venger son aïeul, Louis acheta d'Eude, duc de Bourgogne, ses droits à la couronne de Thessalonique. Il fut admis au conseil de Philippe V dit le Long. Le 27 décembre 1327, Charles IV érigea pour lui le Bourbonnais, en duché-pairie : les lettres portaient : "Nous espérons que la postérité du nouveau duc, marchant sur ses traces, sera dans tous les temps l"appui et l"ornement du trône." En 1328, il contribua puissamment à la victoire remportée par Philippe de Valois à Cassel sur les Flamands, commandés par un marchand de poisson nommé Zannequin, et qui, par bravade, avaient mis sur leurs remparts un étendard où était peint un coq, avec ce distique écrit en gros caractères : "Quand le coq chanté aura / Le roi Cassel conquêtera". En 1329, il fut envoyé à Londres auprès du roi Édouard qui prétendait ne pas devoir foi et hommage à Philippe; il s'acquitta de cette mission délicate à l'applaudissement unanime de la France. Il mourut à l'âge de soixante deux ans regretté de tout le royaume qui perdait en lui un grand homme de guerre et un grand homme d'état." in J. Vatout. Catalogue historique et descriptif des tableaux appartenans à S.A.S. Mgr. le duc d'Orléans (…), Paris, 1823, pp.15-17 (Accidents, raccourci par la marge supérieure repliée, toujours présente au dos, renforcé au dos par trois pièces)