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Collections II : tableaux, mobilier et objets d'art / Lot 0
Lot 0

François GERARD. (1770-1837)

Adjugé
500 €
Estimation : 1 000 – 1 500 €
Descriptif

Etude de la tête d'Henri IV pour l'entrée d'Henri IV dans Paris le 22 mars 1594 Circa 1816 Crayon, lavis marron, estompe Dimensions : 13 x 11 cm François Gérard naît en 1770 à Rome où son père est intendant du cardinal de Bernis, ambassadeur de France auprès du Pape. À l'âge de douze ans, il quitte Rome pour Paris. Montrant très tôt des aptitudes au dessin, il intègre d'abord l'atelier du sculpteur Augustin Pajou, financièrement plus abordable pour ses parents qu'une formation auprès d'un peintre. Puis c'est auprès de Nicolas Guy Brenet peintre de l'Académie qu'il poursuit sa formation. Il présente alors à l'âge de quatorze ans une composition achevée de peinture d'histoire à son maitre le suppliant de l'autoriser à réaliser le tableau. Face au refus catégorique de Brenet, Gérard persiste et réalise, en quelques jours, une composition de La Peste. Cette œuvre de jeunesse révèle déjà le talent du futur peintre. En 1786, le Serment des Horaces de Jacques Louis David bouleverse l'esthétique établie et fascine les aspirants peintres, qui se ruent vers l'atelier de l'artiste. Parmi eux, Gérard, qui s'initie alors au grand genre et réalise des sujets historiques ou allégoriques. En 1789, il est défait par son rival Girodet sur le thème de Joseph reconnu par ses frères. et arrive second au grand prix de Rome. L'année suivante, le décès de son père le conduit à abandonner le concours et à se rendre à Rome à ses frais. Son séjour est toutefois de courte durée, craignant d'être inscrit sur la liste des immigrés et de perdre de ce fait la maigre pension familiale, il n'a d'autre choix que de rentrer à Paris. Perdant sa mère en 1793, il doit alors subvenir seul aux besoins de ses deux frères. Il est alors sélectionné par David aux côtés de Girodet, et Chauvet pour participer au nouveau projet conçu par l'éditeur Pierre Didot. Ce dernier qui a repris avec son frère la maison d'édition familiale imagine une nouvelle collection ambitieuse, consistant en des œuvres antiques illustrées par les meilleurs artistes du moment dans un format monumental : l'in-folio. Gérard réalise ainsi des planches pour les éditions de prestige des œuvres de Virgile publiées en 1798 et pour les œuvres de Racine publiées en 1799. En 1794, son dessin du 10 Août 1792 lui valut, avec le premier prix au concours ouvert par la Convention, un logement et un atelier au Louvre. Peintre d'histoire et portraitiste de talent, son activité s'étend de la Révolution à la Restauration. Sous la Restauration, en 1814, François Gérard, dont la réputation n'est plus à faire, peint le portrait de Louis XVIII en costume royal. Lors de la création du tableau, il obtient la commande de l'Entrée d'Henri IV du monarque qui voulait prouver la légitimité et le lien de sang des Bourbons avec Henri IV. Ce tableau monumental fut achevé trois ans plus tard, et le tableau connut alors un grand succès au salon de 1817. En 1833, le roi Louis-Philippe, décide de transformer le château de Versailles en musée historique de France. La galerie des batailles est inaugurée en 1839. Trente-trois toiles monumentales - dont l'Entrée d'Henri IV de Gérard - y sont exposées, retraçant des épisodes militaires de l'histoire de France. L'Entrée d'Henri IV à Paris est une huile sur toile de 5,10 m de haut et 9,58 m de long. Elle représente une scène de l'entrée d'Henri IV à Paris, en 1594, après son sacre à Chartres. Cet événement historique est connu grâce aux gravures commandées par Henri IV et réalisées de son vivant. Gérard s'est inspiré de ces estampes et sa composition est centrée sur la remise des clés de la ville au roi, par le prévôt des marchands, près de la Porte Neuve. La scène se veut une fresque historique. Les personnages se rassemblent en groupes, autour du roi à cheval, tête nue. L'ensemble de l'œuvre s'organise autour de la figure d'Henri IV que le peintre a pris soin d'étudier et de composer dans notre bureau. Cette œuvre reprend les dimensions de nombreuses études réalisées par Gérard, comme le dessin préparatoire du Portrait de Caroline Murat et de ses enfants ou encore l'esquisse de femme debout conservée au musée du Louvre. Il semblerait que toutes ces études soient issues du carnet de croquis de l'artiste.