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Souvenirs de Bois-Boudran - Collection Sermin de Gramont de Guiche / Lot 0
Lot 0

Partie de ménagères en argent du 19e siècle aux armes

Adjugé
11 000 €
Estimation : 4 000 – 6 000 €
Descriptif

Importante partie de ménagère en argent premier titre, de style Louis XVI. L'ensemble des décors en reliefs. La tige ciselée de filets, feuilles d'acanthes de refend, chute de fleurons. La spatule ciselée d'un médaillon bordé d'une guirlande de feuilles de laurier et fleurons, d'une coquille et au revers, gravées des armoiries Gramont sous une couronne de Comte. Par Puiforcat : Elle se compose : - Soixante fourchettes. Poids : 6240 g. - Dix-huit cuillères. Poids : 1836 g. - 17 Fourchettes à entremets et 18 cuillères à entremets. Poids : 2345 g. - Une louche à sauce - Une cuillère à saupoudrer. Poids : 217 g les 2 Par Odiot : - 60 grands couteaux, les lames en acier marquées M(ais)on Odiot, les manches en argent fourré également par Odiot. Poids brut : 6050 g. - 18 couteaux à entremets, les lames en acier marquées M(ais)on Odiot, les manches en argent fourré également par Odiot. Poids brut : 972 g. - 18 couteaux à entremets, les lames en argent marquées Odiot, les manches en argent fourré également par Odiot. Poids brut : 1026 g. - 12 fourchettes à gâteaux Poids : 347 g. - Un grand couvert à salade. Poids : 84 g. - Suite de six couverts destinés au service des gâteaux, les manches en argent fourré. Poids brut : 770 g. Sans poinçon d'orfèvre apparent : - 18 cuillères à moka présentant le même décor, mais gravé (sans relief). Poids : 295 g. - Une louche. Poids : 246 g. Poids : 11610 g. Poids brut : 8818 g. Ce modèle, du plus pur style « à la grecque » fut inventé vers 1775 par Nicolas-Martin Langlois, père de Jean-Étienne Langlois, ces deux cuilléristes ayant particulièrement bien illustré le « beau style Louis XVI ». Provenance : Armand Agénor Auguste Antoine né le 29 septembre 1879 à Paris et mort le 2 août 1962 à Mortefontaine (Oise), comte de Gramont puis 12e duc de Gramont (1925). Armand Agénor Auguste Antoine de Gramont, né le 29 septembre 1879 à Paris et décédé le 2 août 1962 à Mortefontaine (Oise), appartient à l'une des plus anciennes familles de la noblesse française. Fils d'Antoine Alfred Agénor, 11ᵉ duc de Gramont (1851-1925) et de son épouse Élisabeth de La Rochefoucauld, il hérite d'une lignée dont l'histoire est étroitement liée aux charges militaires, diplomatiques et curiales de l'Ancien Régime puis du XIXᵉ siècle. D'abord comte de Gramont, il devient à la mort de son père le 12ᵉ duc de Gramont en 1925, assumant ainsi la tête d'une maison dont l'influence symbolique demeurait importante dans l'aristocratie française du XXᵉ siècle, bien que son rôle politique fût désormais limité. Son mariage avec Élaine Greffulhe (1882-1958), fille d'Henri Greffulhe et de la célèbre comtesse Élisabeth de Riquet de Caraman-Chimay, le rattache à un autre grand cercle mondain et culturel de la Belle Époque. De cette union naissent plusieurs enfants, parmi lesquels Antoine de Gramont (1907-1995), qui lui succéda comme 13ᵉ duc. Homme cultivé et attentif à la préservation du patrimoine familial, Armand de Gramont s'inscrit dans une génération de nobles qui, tout en restant attachés à leurs titres et à leurs terres, participent davantage à la vie intellectuelle et mondaine qu'aux affaires politiques ou militaires. Sa longévité lui permet de traverser des périodes contrastées - de la Troisième République à la Veille de la Cinquième République - durant lesquelles la noblesse d'ancienne souche dut redéfinir sa place dans la société française. Il meurt le 2 août 1962 dans sa résidence de Mortefontaine, où la famille Gramont possédait de longue date des attaches. Sa disparition marque la fin d'une figure représentative de l'aristocratie française du premier XXᵉ siècle, demeurée fidèle à un idéal de continuité lignagère tout en s'adaptant aux transformations sociales et culturelles de son temps.