[Maison Greffulhe]
Armoiries d'alliances Greffulhe et Riquet de Caraman-Chimay, vers 1878 Gouache 52 cm de diamètre Le 25 septembre 1878, Henry Greffulhe s'allie à Élisabeth de Riquet de Caraman-Chimay, fille de Joseph Riquet, dix-huitième prince de Chimay, comte de Caraman, devenu prince de Caraman le 15 mars 1867 en Belgique. Son père effectue une brillante carrière dans la diplomatie auprès du roi des Belges : nommé ministre des Affaires étrangères en 1884, il occupe cette fonction jusqu'à sa mort en 1886. Sa mère, née Marie de Montesquiou-Fezensac, descend d'une illustre maison de la noblesse gasconne. Le contrat de mariage établit entre les époux le régime de la séparation de biens, ayant vocation à protéger le capital de l'époux. En effet, la jeune fille ne détient pas de véritable fortune avant son mariage : elle apporte un trousseau d'une valeur de 15 000 francs et une rente annuelle de 5 000 francs. L'époux, quant à lui, bénéficie d'une dot considérable, puisqu'elle s'élève à 8 millions de francs. La comtesse, éduquée au sein du meilleur milieu et brillante en société, procure au couple l'ancienneté de son rang et une ouverture cosmopolite, tandis que le comte financera en grande partie leur train de vie. C'est sans doute dans cette esprit que le comte Henry Greffulhe écrit à son épouse le 26 octobre 1878 : « Bébette, soignez-vous bien pour Paris... Il faut que tout le monde dise : « A-t-il de la chance cet Henry ! Il a épousé la plus jolie femme de France! ».»