Henri MICHAUX. Paix dans les brisements. Paris, Flinker, 1959.
In-4 en hauteur, monté sur onglets, box noir orné sur les plats d’un décor de lamelles de métal argenté, avec incrustation de clous peints et pastille rouges, décor mosaïqué de cuir métallisé plissé en creux, doublures de box noir, gardes de daim gris perle, non rogné, couverture et dos conservés, préservée dans une boîte en vachette noire (Monique Mathieu, 2007). Édition originale : elle est illustrée d’une suite de dessins mescaliniens de l’auteur reproduits sur quatorze pages. Tirage limité à 1 190 exemplaires. “Michaux, dans ce grand livre vertical, dressé pour mieux tomber, se dévider, s’écouler – tout y est flux, ou plus justement « torrent » –, offre le multiple des pensées, des sensations qui l’assaillent […]. La Mescaline est là qui tire la conscience vers une sur-conscience, un accéléré. […] Michaux a bâti un livre plastiquement, formellement, typographiquement parfait. Paix dans les brisements est un grand livre de dialogue” (Yves Peyré). Un des 9 premiers exemplaires sur japon impérial (nº 4), accompagné d’un dessin original : il a été imprimé spécialement pour Maia Calliga, avec cet envoi autographe signé sous la justification : … si l’on pouvait distribuer la paix Henri Michaux Le grand dessin mescalinien original, à l’encre et signé, fait partie des quatorze dessins reproduits dans l’ouvrage. L’exemplaire est inséré dans une ingénieuse boîte permettant de conserver le dessin original protégé par une fenêtre de plexiglas dans le rabat supérieur. C’est la seule reliure créée par M. Mathieu pour cette édition. (Peyré, Peinture et poésie, pp. 156-157.- Imbert, nº 210.)