Henri MICHAUX. Meidosems. Paris, Éditions du Point du Jour, 1948.
Petit in-4, maroquin vert bouteille, titre en long sur dos lisse, doublures et gardes de daim vert anis, couverture conservée, non rogné, tête noire, étui (Miguet). Édition originale. Tirage limité à 297 exemplaires. Important livre illustré de 12 lithographies originales à pleine page (une à double page) de Henri Michaux. La couverture est également illustrée d’une lithographie tirée en vert. En justification, l’éditeur insiste sur le fait que “pour illustrer [l’ouvrage] Henri Michaux a exécuté pour la première fois douze lithographies à même la pierre”. Ce furent les seules lithographies exécutées par Michaux lui-même. “A writer who usually accompanied his publications with his own drawings, Michaux has had equal renown as an artist. In this book, written shortly after the accidental death of his wife, his first lithographs convey the eerie world of a man who engaged his creative impulses by smoking peyote” (Riva Castleman, A Century of Artists Books, p. 151). Un des 20 exemplaires sur pur fil d’Arches (nº XVI), signé par l’éditeur René Bertelé, accompagné d’une suite des lithographies en trois couleurs. Il porte un envoi autographe signé sous la justification à Gabrielle Friedrich et son époux : à Gaby et à Fred Neumann / encore un livre du vieux cafardeux / HMichaux Pendant la guerre, Gabrielle Friedrich, épouse Neumann, prit les rênes des éditions du Sagittaire après avoir officié, depuis 1923, comme bras droit de Léon Pierre Quint. En 1950, elle devint la secrétaire particulière de Jean Dubuffet. Dans les années 1920, Henri Michaux en était follement épris. Un quart de siècle plus tard, le poète lui adresse “encore un livre du vieux cafardeux”… (Voir ci-dessus les nº 116, 117 et 121). Bel exemplaire, bien complet du bulletin de souscription. (Mason et Cherix, Henri Michaux, les estampes 1948-1984, nº 1-13.Trésors de la Bibliothèque nationale de France, 2000, nº 92 : notice de M. F. Quignard.- Coron, 50 livres illustrés depuis 1947, nº 5.- Peyré, Peinture et Poésie, le dialogue par le livre, nº 54 et pp. 142-143 : “Ce livre est sur tous les plans une merveille. La coïncidence du texte et de l’image y atteint sa juste expression […]. Meidosems est l’éclat par excellence d’un homme habité par le souci de l’édition et autant par celui de sa double appartenance – poète, peintre – au livre.”)