Henri MICHAUX.
Peintures et Dessins, avec un avant-propos et des légendes extraites de l’œuvre poétique de l’auteur. Paris, Éditions du Point du Jour, 1946. In-4, broché, couverture noire imprimée en rouge rempliée, chemise et étui de l’éditeur. Édition originale de la préface. Important album de 43 reproductions à pleine page de dessins et peintures de Henri Michaux, chacune protégée par une serpente imprimée en rouge offrant des extraits de poèmes de l’auteur. Tirage à 950 exemplaires sur papier de Rives B.F.K. Un des 13 exemplaires réservés à l’auteur et aux éditeurs (exemplaire C), imprimé spécialement pour René Bertelé. Il porte ce long et bel envoi autographe signé : POUR / RENÉ BERTELÉ, auteur de ce livre si beau /que j’en suis par moments gêné, / et prêt à m’en excuser et / obligé d’accuser le meilleur / des amis, le plus dévoué, / le seul qui pût avoir / cette idée et la patience d’en / unir les éléments, longuement, / artistement / H Michaux L’envoi est accompagné d’un superbe dessin original signé à l’encre de Chine couvrant la page lui faisant face. On trouve joint 18 épreuves d’essai des illustrations ainsi qu’une photographie originale d’une aquarelle. Deuxième livre de Henri Michaux publié par René Bertelé, peu après Apparitions, c’est dire si la provenance est précieuse, l’amitié entre les deux hommes ne s’étant éteinte qu’à la mort de l’éditeur. Les éditeurs de la Pléiade soulignent une autre qualité de René Bertelé, celle d’avoir compris, “avec une acuité particulière, à quel point cette œuvre était double, faite de mots comme d’images” – et l’on sait à quel point Michaux tenait à ce volume de Peintures et Dessins. (Vente Collection René Bertelé, 1997, n° 185.) (BnF, Henri Michaux, 1999, nº 102 : “Pour Peintures et dessins, ouvrage d’un luxe extrême pour l’époque, Michaux rédigea une préface (En pensant au phénomène de la peinture). […] Lorsque Paulhan en prit connaissance, il en fut enthousiasmé : « Écoute, Henri, il faut tout à fait que tu me laisses donner dans les Cahiers [de la Pléiade] ton phénomène de la peinture. C’est admirable […]. J’en sors tout bouleversé.”