Henri MICHAUX. [L’Oiseau qui s’efface]. Sans date [1942]. Fusain original signé, (23 x 17,8 cm), encadré.
Superbe fusain original ayant servi pour l’illustration du recueil Apparitions. C’est la première composition à pleine page de l’ouvrage (p. 8), illustrant le poème l’Oiseau qui s’efface. Celui-là, c’est dans le jour qu’il apparaît, dans le jour le plus blanc. Oiseau. Il bat de l’aile, il s’envole. Il bat de l’aile, il s’efface. I l bat de l’aile, il réapparaît. Il se pose. Et puis il n’est plus. D’un battement il s’est effacé dans l’espace blanc. Tel est mon oiseau familier, l’oiseau qui vient peupler le ciel de ma petite cour. Peupler ? On voit comment… Mais je demeure sur place, le contemplant, fasciné par son apparition, fasciné par sa disparition. Le dessin aurait appartenu à Maurice Saillet. Il a été exposé à la Fondation Martin Bodmer en 2015 (catalogue Henri Michaux & Zao Wou-Ki dans l’empire des signes, nº 35 et reproduit p. 38).