Max ERNST. Une semaine de bonté ou les Sept Éléments capitaux. Roman. Paris, Éd. Jeanne Bucher, 1934. 5 volumes in-4, brochés, couvertures de papiers de couleurs différentes, étui cartonné de l’éditeur avec pièce de titre au dos et illustration montée sur le premier plat, emboîtage moderne de toile bleue.
Édition originale. Tirage limité à 816 exemplaires : un des 800 sur papier Navarre (nº 583, sur une languette de papier recouvrant certains numéros différents). Troisième des romans en images de Max Ernst, orné de 182 collages reproduits à pleine page en phototypie. “L’une des caractéristiques des collages de Max Ernst est l’extrême soin, la minutie mise à leur réalisation. L’objectif est en effet de dissimuler toute trace de découpages afin de donner l’illusion de continuité dans l’image. […] Ainsi la reproduction, au lieu d’être considérée comme un avatar forcément dégradé de l’original, apparaît au contraire dans les collages de Max Ernst comme l’aboutissement du processus créatif, son expression idéale : en achevant d’effacer les traces, elle permet que se réalise le « crime parfait»” (Antoine Coron). Trois fascicules ont le dos uniformément passé. (Coron, De Goya à Max Ernst, nº 47 : “Le plus important et le plus beau des romans-collages de Max Ernst.”)