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L'univers des Dumas, père & fils / Lot 175
Lot 175

Alexandre DUMAS Fils. Ensemble de correspondance avec son filleul Émile de La Charlotterie et sa famille.

Estimation
1 000 – 1 500 €
Descriptif

- 19 LAS à Caroline de La Charlotterie, la mère d’Émile. 1849-1867. 26 pp. in 12 et in-8 - Environ 175 lettres à Émile de La Charlotterie. 1870-1894. Environ 275 pp., in-12 et in-8. À noter une enveloppe 28 mars 1872, cachet de cire noire aux initiales AD surmontées d’une couronne de marquis. - 13 lettres de Nadine Dumas [la première femme d’Alexandre] à Émile. 1872-1876 et cachets illisibles. 30 pp. in-12 et in-8 - 3 lettres d’Henriette Dumas [la deuxième femme d’Alexandre] à Émile. 15 pp. in-12 et in-8. Enveloppes. À Caroline : – 31 décembre 1851 : « Je serai à Paris du 7 au 8 janvier. J’irai droit vous embrasser vous et le bambino. Baisez le pour moi et dites lui que je lui demande pardon de lui avoir fait du mal, pour lui donner un exemple de condescendance et pour lui apprendre que les fortS doivent… aux faibles… » – 18 avril 1861 : « Donnez moi de vos nouvelles et de celles de l’enfant. » Naples – Palais Chiatamone – n’affranchissez pas votre lettre – pour être sûre qu’elle arrive… » – 28 décembre 186 ? : « Je vous envoie un bon à toucher – Je ne puis pas prendre l’enfant avec moi… » – 1er mai 1866 : « Ce que vous me demandez est impossible ce mois-ci. Je tâcherai de le faire pour le terme. » – s.d. « Je donne à Émile une lettre pur Demarquay. Il faut que cet enfant gagne sa vie… Il y a longtemps que vous auriez dû prendre un parti à son sujet… » À Émile : 25 juin 1867 : « Il y a vingt ans que tu es un enfant. Le moment est venu d’être un homme… La vIe n’est pas toute faite plus pour toi que pour les autres. Ça été le tort de ta mère de ne pas te l’apprendre… » – 8 août 1870 : « C’est la dernière guerre qu’il y aura en Europe, et tu seras fier un jour d’y avoir pris part…. J’enverrai à ta mère ce dont elle aura besoin. » – 2 août 1871 : « Je n’entends parler de ta mère et de toi que quand vous avez besoin d’argent… » Le jeune homme enfin pourvu d’Un emploi et d’une petite pension de Dumas, celui-ci le charge dans ses lettres de commissions diverses : aller acheter des bonbons chez Boissier et les porter à leur destinataire ; chercher des livres dans sa bibliothèque et les lui expédier ; passer chez son marchand de tableauX « regarde ce tableau. Tu t’y connais assez maintenant pour savoir s’il peut me convenir, et puis sache le prix et juge un peu par toi-même si ce prix n’est pas exagéré. » – 19 septembre 1877, avant la première de la Tour de Nesle : « Tu porteras la première loge à Mr Primoli… 4 fauteuils de balcon à Madame Pasca… 2 fauteuils d’orchestre pour toi. Du reste tu feras des largesses à qui les voudra… » – s.d. « Tu te plains que je ne te fais pas d’observations… Je ne te donne plus de conseils, parce qu’il me semble que tu n’en as plus besoin, tu es un garçon honnête, loyal, modeste, travailleur, tu vis avec ta mère, tu lui donnes ce que tu gagnes, tu es un bon fils. Que veux-tu que je t’apprenne. – 14 octobre 1882 : « Va t’en avec cette lettre toucher chez Roger… signe pour moi et remets l’argent à madame Dumas qui repart mardi. » – 5 septembre 1885 : Longue lettre sur les joies et les servitudes du mariage : « Je ne crois pas plus que toi que tu doives faire un mariage dans ces conditions-là. Ce serait la misère à courte échéance… Tu as, avec ce que je te donne, très modestement ce qu’il faut pour toi et ta mère… Tu vas avoir quarante ans. Dix-sept ans d’écart entre le mari et la femme, c’est beaucoup… Si elle avait eu dix-huit ans et toi trente-cinq, la proportion tout en étant la même comme nombre d’années n’eût pas été la même comme sentiments. D’une fille de 18 ans, on peut faire ce qu’on veut, d’une fille de 23, non… Si tu te maries demain et que tu aies un fils il aura dix-neuf ans quand tu en auras soixante, que de peines il t’aura coûtées si tu l’élèves jusque-là. Te fais-tu cette illusion qu’il sera différent des autres… » – 11 août 1888 : « Quand tu viendras tu m’apporteras… le volume du dictionnaire de Larousse où se trouve le mot ‘matérialisme’ ». – s.d. « J’espère que tu trouveras moyen un de ces samedi d’arriver pour dîner, passer le dimanche et ne repartir que le lundi par le train des maris, celui qui fait le plus apprécier d’être célibataire. Je te paierai volontiers ce voyage là. » – 11 mai 1893 : « Garde ces deux lettres l’une à ouvrir si j’étais frappé de paralysie ou quelqu’autre maladie mentale qui me privât de la volonté et de la parole, l’autre à ouvrir immédiatement après ma mort à quelque cause que cette mort soit due. Je compte sur toi pour faire exécuter les volontés qu’elles contiennent… » – Date illisible : « Je me fiche des tableaux comme du grand Turc et si tu as un amateur pour ceux qui me restent, il sera le bienvenu… » – 10 août 1894 : « En sortant de ton bureau va au marché aux fleurs de la Madeleine et envoie deux ou trois pots de fleurs à Madame Dumas avec la carte ci-jointe. Ça la distraira un moment peut-être. » – s.d. « Va m’inscrire 5 rue Montalivet chez le duc d’Aumale, en imitant ma signature. » - Nadine Dumas à Émile. Affectueuse correspondance, elle aussi le charge de multiples commissions, lui rappelle qu’il vient dîner quand il veut. 12 septembre 1876 : « Tâchez de voir Mme Nordilhoff si elle est à Paris. Ne vous faites pas annoncer comme venant de notre part elle ne vous recevrait pas. J’en ai peur du moins. » – 21 septembre 1876 : « Votre maman va mieux et si le temps se met tout à fait au beau cela ira tout à fait bien. Tout le monde ici me charge de toutes sortes d’amitiés. J’y joins les miennes et les tendresses de Jeannine. »

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