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L'univers des Dumas, père & fils / Lot 171
Lot 171

Jeannine DUMAS d’HAUTERIVE. Important dossier comportant des photographies, des lettres et des documents.

Estimation
1 000 – 1 400 €
Descriptif

- Jeannine Alexandre DUMAS d’HAUTERIVE. À la fin de ma vie. Souvenir et correspondance. Manuscrit. 69 pp. in-folio, couverture rose portant la mention manuscrite « Manuscrit primitif. Les passages conservés pour le second manuscrit ont été signalés en marge par un trait au crayon bleu ». Intéressants souvenirs, dédiés « à toutes », emprunts d’une foi religieuse profonde ; on y trouve des souvenirs sur sa vie propre, sur son père et sa famille, ainsi que sur son grand-père. « Vous me demandez ma petite amie… de vous raconter mes souvenirs… Hélas ! ils sont nombreux… beaucoup parmi eux sont douloureux… J’ai donc grandi dans cette atmosphère artistique des réunions régulières d’artistes variés, Meissonier, le peintre, Alexandre Protais, peintre aussi, cet homme admirable et cet ami parfait, qui dînait chez nous les soirs de première représentation et allait dans la loge de ma mère après… Madame Carvalho avait une villa au Puys… J’avais une grande admiration pour madame Carvalho et je lui garde la plus grande reconnaissance pour m’avoir fait chanter toute ma jeunesse avec une gentillesse incomparable… Nous passions des heures ensemble à faire de la musique et quand nous nous arrêtions, mon père criait de son bureau : « Encore ! » Il ne fallait plus s’interrompre jusqu’à ce que l’inspiration ou la scène commencées en entendant nos chants soient terminées… Nous quittions Puys mi septembre ou octobre quand « la pièce » était finie… Ma mère, très grande dame, très réservée dans ses relations, descendant des princes de Finlande… ne voulait guère fréquenter ni les journalistes, ni les comédiens, ni les comédiennes. Seuls Madame Pasca et Le Bargy venaient ‘en amis’ chez nous… » – p. 16 : amusante anecdote sur une visite des gendarmes le jour où elle a été décorée de la Légion d’honneur car son nom d’usage ne correspondait pas à son état-civil. – Long développement sur son arrière-grand-père le général Dumas et son grand-père – Pourquoi elle s’est mariée ? « Parce que je sentais le déclin de ma mère, l’influence de Madame Escalier, l’impossibilité de vivre entre elle et mon père le jour où elle serait sa femme » – Mort de son père – 1907 une année où les morts se succèdent : sa chère belle-mère d’Hauterive, sa sœur Colette. Sa tristesse de rester seule, sans jeunesse dans sa famille. « La race des Dumas est finie, et je pense que la sève des trois premiers a déjà fait une exception en créant trois générations aussi puissantes. Heureusement, car il aurait été difficile au quatrième Dumas de maintenir la réputation des trois premiers, chacune dans leur genre. Je pense souvent que mon père ne reconnaîtrait rien de la vie actuelle… Il aurait trouvé à l’actuelle un intérêt captivant par toutes les créations nouvelles. Il n’a connu que le téléphone et le commencement du phonographe… En 1918, lors de la grippe espagnole, j’étais à Quiberon, ayant un hôpital de tuberculeux osseux. Le docteur ayant constaté avec surprise qu’un blessé, ayant été terrassé par la grippe espagnole, n’était pas mort comme il aurait dû le faire dans cette journée qu’il ne devait pas finir, m’a demandé ce que j’avais fait : ‘Du Quinton’. – Elle donne un menu ordinaire tiré du Grand Dictionnaire de cuisine : « Évidemment, on mangeait plus dans ce temps-là que de nos jours et cependant on ne relatait pas tant d’artério-sclérose que maintenant… On ne devait pas s’en trouver plus mal et les gens paraissaient avoir eu bien meilleure humeur que de nos jours. Les bons dîners y étaient peut-être pour quelque chose. » – Anecdotes sur Dumas Père et les procès attentés par ses collaborateurs. – Le fils face au père : « Dumas fils « s’analysait comme il analysait les autres et même son père. Il disait ‘Mon père est un grand enfant que j’ai eu quand j’étais tout petit.’ Mais il avait pour ce père une admiration sans borne. Il me disait souvent qu’il n’avait jamais vu son père que travaillant… » – Sur les thèses de son père concernant les femmes dont elle dit « on voit dans toute son œuvre son désir de protection de la femme ». - Reproduction photographique ancienne du portrait de Jeannine par Jacques-Émile Blanche. Encadré. 50 x 25 cm. - 17 portraits photographiques à différents âges. . 5 au format carte de visite (cliché Nadar, Lagriffe…) . 2 au format cabinet dont un en double avec dédicace (cliché Gasc à Dieppe, Otto) . 9 de divers formats dont des clichés d’amateur : un en tenue d’infirmière pendant la Première Guerre mondiale. . 1 portrait en vêtement d’infirmière avec ses médailles, tenant un enfant sur les genoux avec cette annotation autographe « guerre et paix 1915 1922 ». Joint : un petit cliché photographique pris pendant la Première Guerre mondiale représentant deux infirmières « la Major [Jeannine] – la Pharmacienne ». - (Manuscrit) – Légende bretonne. Manuscrit autographe, s.d., 16 pp. in-4. - (Manuscrit) – Pensées et Paradoxes d’Alexandre Dumas fils… Manuscrit autographe. Trégastel, 9 juillet 1909. In-12 plein maroquin rouge, dos à 5 nerfs, coupes ciselées, dentelle intérieure dorée, contreplats et gardes volantes en moire rouge. [72 ff.], en tête carte postale représentant le monument à Dumas Fils place Malesherbes. Ce petit volume a été copié par Jeannine « pour le premier et le meilleur de mes amis André Basire. En souvenir de l’esprit de mon père, du cœur de ma chère maman et de mon affection, passée, présente, future. » Dans un carton à dessins : - Brevet de capacité professionnelle d’infirmière. Paris, 27 février 1927. - Ministère de la Guerre. Médaille d’honneur en argent. 19 octobre 1917 - Ordre national de la Légion d’Honneur. Nomination au grade de Chevalier. 7 mai 1921. (déchirure marginale sans manque - (Un reçu et lettres autographes signées à Maurice d’Hartoy). – 18 juillet 1927. Reçu de la somme de 27000 francs « pour la fin du paiement de la propriété de Marly… » – Rachat à Maurice d’Hartoy d’une créance de François Coty [beau-père de Maurice d’Hartoy] le 18 juillet 1929. - 29 lettres autographes signées adressées à Jeannine Dumas d’Hauterive : Juliette Adam – Emmanuel Arago – Archevêché de Paris – Louis Barthou — Marthe Brandès – Emma Calvé – Carvalho – Jules Claretie – François Coppée – Gaston Doumergue – Raphaël Duflos – H. Falli – Galipeau – Général Galliffet – Charles Gounod – Armand d’Hartoy – Maurice Leloir, 7 mars 1896. 3 pp. in-8, il y est question d’un portrait de Dumas père et de l’illustration des Trois Mousquetaires – Madeleine Lemaire – Jules Lemaître – Prince Louis Napoléon, neveu de la princesse Mathilde (2, 6 pp. in-8) – Ernest Meissonier – Pasca – Mgr Perraud évêque d’Autun – Armand Siloutz – 4 signatures illisibles. On joint différents documents concernant Ernest d’HAUTERIVE, le mari de Jeannine, ou sa famille. - Ernest d’HAUTERIVE. 1 volume grand in-8, toilé (coiffes élimées, coins et coupes frottés), contenant des articles publiés par lui dans différents journaux : Figaro, Courrier de Paris, L’Avenir du Puy-de-Dôme, Petites affiches de Normandie, etc, etc… - Faire-part de décès de sa mère Mme d’Hauterive en 1907). - BLAZE DE BURY. Lettre autographe signée à Ernest d’Hauterive. - Famille ONSLOW (la fille du compositeur Georges Onslow épousa Ernest d’Hauterive en 1831 grand-père de l’époux de Jeannine). 2 documents imprimés : – Conclusions pour Sieur Gabriel-Amable Onslow… contre Sieur André-Georges-Louis Onslow… – Consultation, 16 mai 1834 concernant un litige mettant en cause Georges Onslow.

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