Alexandre DUMAS Fils. Ensemble de lettres autographes signées à des femmes.
– À une maîtresse ? [ca 1872-1874]. 1 p. in-12. « Je venais de t’envoyer ma lettre quand j’ai reçu celle-ci que je t’envoie. Je t’en supplie, ne te turlupine pas comme ça. Je te rembrasse. » – À Mlle Eiranne. [1883-1894]. 13 lettres autographe signées. 12 pp. in-8, 5 pp. in-12. 1 carte de visite, 2 enveloppes. « Ma chère ressuscitée. Comme vous êtes gentille de penser à moi en revenant de l’autre monde et comme je suis heureux que vous en reveniez… » – « Je suis allé au Théâtre français hier au soir exprès pour voir Perrin, il était déjà parti… Je vais le voir aujourd’hui au Conservatoire. » – « Rien, absolument rien à faire avec le théâtre français… » – « … Il y a une âme qui se débat vraiment dans ce petit être. Mais le lieu où elle vit n’est pas commode pour avoir une âme. On y a quelquefois honte d’en avoir une…Elle est tellement de bonne foi qu’elle craint quelquefois que cela ne dure pas… » – « …J’ai eu tort de tenir ce discours qui ne glorifiait en vous que ce vous cachez aujourd’hui… Depuis ma conversation avec [?] qui date des répétitions de l’Étrangère, il vous a poussé dans… votre cœur toutes sortes de jolies pensées et de bonnes impressions qui gagnent encore à habiter une charmante tête et une belle poitrine… Vous faites pour ainsi dire la répétition générale de l’amour… » – « Le rôle de la vicomtesse est donné depuis un an… Ce sera pour une autre occasion. » – Mlle Eiranne à Dumas Fils. [1879]. 4 pp. in-8 sur papier crème à son chiffre. Elle n’a pu aller lui dire le rôle de la princesse Georges car sa mère était très malade. « Je reprends aujourd’hui mon étude et ne vais rien négliger pour mériter un jugement favorable… Je suis toujours à la porte du Théâtre Français, je la vois entre ouverte… » – « Je viens de le voir à Orléans. Il repart pour Bordeaux à 10 h. Ne dites pas que c’est moi qui le trahis… » – À une femme. 20 mai 1876. 2 pp. in-8. « Tu as repris pour lui ton nom d’enfant, celui qui n’a pas servi à l’amour profane, celui qui ne devrait être prononcé que par la mère et le père ou l’amant qui t’aurait comprise ou l’époux qui t’aurait aimée. C’est bien et je crois qu’il t’en a su gré… »