(Lot) – Alexandre DUMAS Fils. Ensemble de lettres autographes signées adressées à différents correspondants la plupart anonymes, s.d. : 51 in-8 de, environ, 105 pp. – 27 in-12, 55 pp. – 6 billets – 3 cartes de visite.
- Au Président de la République. « Monsieur le Ministre de l’Instruction publique en me faisant l’honneur de venir m’annoncer lui-même ma promotion au grade de grand officier, m’a dit de quelles paroles sympathiques et flatteuses vous vous êtes servi à mon égard. Mais en même temps il me recommandait de ne pas parler de cette promotion avant quarante-huit heures. Je me suis donc contenté de venir m’inscrire à l’Élysée… » – Oui. Mais tout cela n’explique pas votre long silence. Votre jalousie a souffert, certainement… Et des rêves ! Si vous croyez qu’il n’y a que vous qui en faites. Moi aussi j’ai rêvé de vous – il y a déjà longtemps – et ça me piquait aussi. Enfin. Vous me renvoyez à Laure, très gentiment, mais vous m’y renvoyez. Ce qu’elle voudrait de moi, je le voudrais de vous, ainsi va le monde… » – [20 décembre 1850]. A Mr Ritt à qui il envoie une dépêche de Bias au sujet du montage de Rigoletto. « Tout ce que vous pourrez faire pour Boas me sera agréable ». – « Je n’ai pas retrouvé Made Dumas en bon état. L’excitation et l’affaiblissement à la fois augmentent à vue d’œil. » – « Le maire de St Valéry en Caux m’envoie pour Sa Majesté l’Impératrice, la pétition que je joins à cette lettre. J’ai habité l’été dernier ce petit port de mer qui a eu tant à souffrir du choléra et que vient de frapper encore un nouveau sinistre. M. Anquetil me croit en position de remettre moi-même à notre souveraine… » – « Ma chère enfant. Je ne saurais vous dire où sont Colette et Jeannine en ce moment. » – « Toute ma maison est un hôpital. Mme Dumas va de mal en pis. Colette est dans son lit depuis 15 jours… et les deux enfants venus pour passer 48 heures toussent dans le salon transformé en dortoir… » – J’apprends le vote du Sénat. J’en suis très heureux pour vous qui avez mené cette campagne avec tant de persévérance, d’énergie, de tact et de talent. » – À Montigny : « Pouvez-vous donner un petit acte à Madame Robin… qui en a besoin pour un concert… Je vous recommande très chaudement cette dame. » – « Est-ce à Constantinople un temps à aller dans les bazars ? Si oui, voulez-vous vous charger de ma grande fille… » – « Chère madame, je ne veux pas partir sans savoir comment Esther a passé la nuit. Donnez-moi de ses nouvelles. Je ne lui écris pas directement à elle-même pour ne pas la fatiguer à me lire et à me répondre. » – « Voici ma petite dette. La personne qui a acheté la lettre de Gaillardet ne pourrait-elle pas en donner une copie certifiée par vous ? Je puis avoir besoin de cette preuve, Mr Gaillardet étant mort. Mais c’est peut-être la famille qui a acheté. » – [1888]. « Voulez-vous me permettre de vous parler en toute franchise ? Nous n’avons ni vous ni moi qualité, droit ni compétence pour trancher cette question Chambige. La justice a cru devoir condamner, elle croit devoir gracier, cela ne nous regarde pas… » – « Vous aurez votre stalle. Je ne vous promets pas qu’elle sera très bonne, mais elle sera ! » – « J’ai reçu [Phryné ?]. Mais j’aimerais mieux un plus bel exemplaire sur papier de Hollande et avec la suite tirée à part… » – « Viens dîner si tu ne dînes nulle part. » – « Merci, mon cher ami, c’est tout ce qu’il y a de plus intéressant… La lettre de Carnot annonçant à votre père sa nomination dans la Légion d’honneur et à quelle date est très précieuse. » – « Me v’la ! me vl’a ! mais j’ai encore bien des choses à faire à Paris où ni made Dumas ni les enfants ne sont. » – Cher ami, vous savez que vous me ruinez. J’ai acheté des Ardennes et des St Rambert sur votre avis les unes à 690 les autres à 737,50, et je perds 50 f. sur les unes et 77 f. sur les autres… » – « Je vous remercie beaucoup, mais je n’achète de mon père que des manuscrits complets. » – « Voici votre billet. L’article était charmant. Mlle Colette seule trouve que vous ne l’avez pas assez flattée… Tremblez ! » – « Publiez, mon cher ami, mais au lieu d’un X qui permet de supposer tout le monde, il faudrait trouver un membre mort depuis. » – [1895]. « Ma chère voisine. On me dit que vous cherchez une cuisinière. Je vous en envoie une qui va sortir de chez moi, faisant très bien la cuisine, très propre, très exacte, très honnête, très polie, parfaite. Alors pourquoi la laissé-je partir ? Parce que made Régnier en devenant Made Dumas garde la sienne… qui a soigné sa mère avec un dévouement rare et qui fait très bien la cuisine par-dessus le marché. »