Alexandre DUMAS Fils. Environ 80 lettres et pièces autographes signées à l’éditeur Hippolyte Souverain. 1846-1874. Environ 100 pp. in-8 et in-12, 2 enveloppes.
Hippolyte Souverain fut l’éditeur de Balzac, George Sand, Alexandre Dumas Père et Alexandre Dumas Fils dont il publia notamment Antonine (1849), La Vie à vingt ans (1850), Trois hommes forts (1850), Le Régent Mustel (1850). Important ensemble de lettres (quelques reçus) couvrant trois décennies pendant lesquelles Dumas Fils traite de questions financières, de ses travaux, de théâtre, de ses collaborations avec son père, etc. Le premier billet date du 1er mai 1846 « Reçu de monsieur Souverain la somme de 250 francs ». D’autres reçus de cette sorte jalonnent la correspondance. [1848 ?] – « Ne vous alarmez pas comme vous le faites. Vous avez attendu la république pendant 18 ans, vous pouvez bien attendre vos feuilletons pendant quelques jours… Je veux faire une préface indispensable à ce livre, vous ne pouvez donc commencer à imprimer que lorsqu’elle sera faite, mais dans le courant du roman, le volume reprendra deux ou trois chapitres que la trop grande susceptibilité des abonnés m’a fait supprimer. » – [14 septembre 1849]. « J’ai 160 pages de faites qui sont à la copie et que vous aurez demain. » – [12 février 1850]. « Je mets tous les jours vingt sous dans une tirelire. Quand Les Trois Hommes paraîtront chez vous je la casserai et vous donnerai ce qui vous revient. » – [1850]. « Je commence aujourd’hui un drame avec les 3 hommes. Il sera joué après Urbain Grandier. Hâtez-vous donc si vous voulez que le livre paraisse avant. » – s.d. « Voici les épreuves corrigées. J’ai été forcé de faire des coupures dans tout ce qui regarde la Russie. Une lettre que j’ai reçue hier et que je vous montrerai pour mon excuse vous expliquera cette nécessité. » – [1869]. Il revient de Constantinople. « Vous êtes très aimable de vous être occupé de ces volumes. Soyez donc assez aimable encore pour me les envoyer, tout à fait aimable pour me les apporter… et je tiendrai à votre disposition 30 f. un volume sur grand papier Clémenceau et 3 volumes Théâtre avec préface. – s.d. « Voici vos épreuves. Vous savez que vous avez demandé huit jours pour paraître. Maintenant que je vois comment vous gagnez vos paris, nous n’avez plus d’excuses de vos lenteurs. » – s.d. « Ma lettre était cependant bien claire. C’est la vôtre qui est une véritable lettre de normand. Bref, faites moi dire pourquoi vous ne croyez pas ce que je vous dis… » – s.d. « Je suis en discussion avec le Journal qui veut avoir les droits de révision sur le roman. Mais tout va s’arranger et vous toucherez pour vos étrennes. » – « Je vous en prie mon cher Maître, remettez au moins ces 50 f. au porteur. Il faut absolument que je paie ce billet non seulement à cause des frais que j’aurais à payer plus tard, mais en raison même de la nature de la dette. » – 4 août 1871. « Vous avez été mal renseigné. Mon père a institué son légataire universel et nommé pour exécuteur testamentaire M. Charpillon son ami… C’est à lui qu’il faut faire votre réclamation. » – 8 juin 1873. « Quel service vous m’avez rendu un jour ! Ma vie eût peut-être été à jamais gâchée si vous ne m’aviez pas prêté ce billet de mille francs ! J’y pense souvent et je vous le rappellerai quelquefois ; car vous seriez capable de l’oublier. » – s.d. « Je vous envoie 20 pages pour vous faire voir que je m’occupe de vous. Rendez-les pour que je continue. Dans 3 jours vous aurez la fin. Vous serez bien aimable si vous pouviez m’avancer le 500. »