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LEDUCQ.
L'univers des Dumas, père & fils / Lot 102
Lot 102

Henry BAUËR et Gérard BAUËR. Ensemble comportant des lettres, portraits, documents divers et livres.

Estimation
300 – 500 €
Descriptif

1/ Henry BAUËR. - Lettre autographe signée à une femme, 1 p. in-8 acceptant et remerciant pour une invitation. - Lettre autographe signée à un « cher confrère ». 12 janvier 1890. 3 pp. in-12 sur papier à son chiffre. Sur la question de l’opportunité d’une commission des lettres et des arts. Il préfère lui donner son opinion de vive voix et le convie à passer chez lui le lendemain. - F. DESMOULINS. Portrait d’Henry Bauër. Gravure. 2 épreuves sur Japon, 1 sur Chine. - Abel HERMANT. Notes de littérature. Une comédienne, par Henry Bauër. S.l.n.d. 2 pp. in-4 - 6 articles de Henry Bauër, coupures de presse. 2/ Gérard BAUËR. 37 lettres (9 pp. in-8 et 27 pp. in-4) et 16 cartes postales autographes signées, à l’écrivain et journaliste Paul Brach. 1919-1932. Quelques lettres sont passées. Importante correspondance amicale et littéraire. 21 mai 1920 : « Je vais goûter à l’air des champs, avec l’obligation d’écrire un article de tête sur Henry Bordeaux… Enfin, il faut vivre.. (en dépit de Barbey, qui répondrait : Est-ce bien si nécessaire – 1er septembre 1920 : Sur le premier numéro de la revue L’Œil de bœuf créée par Brach. « J’y ai relu vos vers, ceux de Regnier et la prose de Chalupt avec un parfait agrément. L’ensemble de ce premier numéro n’est point mal. Mais que la présentation est médiocre ! C’est à peu près celle d’un prospectus de pharmacien… » – 1er janvier 1925 : « J’aime trop de choses pour m’appliquer à une seule. J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique, la ville et la campagne, enfin tout… Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique dit La Fontaine dans Psyché. Mais lui le dit si délicieusement. » – 19 mai 1926 : « Je vous demande avec un peu d’insistance de ne pas parler du différend dont nous nous sommes entretenus ce matin… Si j’ai été maladroit je ne veux pas qu’on se serve comme d’une arme de mes maladresses contre un talent envers lequel je conserve beaucoup d’estime… » – 10 octobre 1929 : « J’ai une chronique à achever et que je dois porter à Vogue, où Colette et la princesse Bibesco chôment… » – 27 avril : Le Hollande est d’excellente qualité. La préface aussi. Je ne veux pas vous écrire là-dessus, car il me faudrait vingt pages de revue… La première qualité d’un roman, si nous admettons que c’est une histoire contée, c’est qu’on donne à celui qui le lit l’illusion du vrai… » – s.d. : « J’ai reçu un nouveau projet de contrat de Flammarion. Ce n’est pas exactement ce que je souhaitais… Je ne vais pas marchander quand vous m’offrez d’être le pétale d’une rose formée par vos soins ! » – s.d., sur papier à en-tête du Royal Hôtel à Gstaad. « Guy de Pourtalès et son épouse sont charmants pour moi et des compagnons fort agréables. Il a une vue réaliste des choses et ce que j’aime tant : un esprit sans préjugé (ce qui n’est pas mal pour quelqu’un qui comme lui pourrait en nourrir beaucoup)… » - Gérard BAUËR. Portrait photographique avec dédicace à Paul Brach datée de 1925. - Gérard BAUËR. « Les souvenirs d’un siècle ». Manuscrit autographe signé. 4 pp. in-4. Sur l’exposition organisée par la Revue des Deux-Mondes à l’occasion de son centenaire. Au milieu des manuscrits des plus illustres auteurs du temps, à côté de la canne de Mr de Balzac… « On y voit le tabouret de Théophile Gautier, l’encrier cathédrale de M. de Vigny, des cheveux de Dumas père (que je connais bien) et la plume de Lamennais… » - Gérard BAUËR. Deux manuscrits autographes signés « Guermantes » (pseudonyme de Bauër au Figaro où il donnait une chronique « les jours se suivent » : « Romances » (1 p. in-4) et « Pas de chance » (1 p. in-4) - Deux cartes de visites et une carte postale autographes signées. - 3 portraits photographiques. Clichés Lipnitzki-Viollet. On joint, 18 ouvrages, dont : - Henry BAUËR. Une comédienne. – Scènes de la vie de théâtre –. Paris, Charpentier, 1889. In-12, demi-basane rouge, dos à nerfs passé orné de fleurons dorés., rousseurs éparses. - Henry BAUËR. De la vie et du rêve. Paris, Simonis Empis, 1896. Percaline de l’éditeur. 332 pp. - Henry Bauër. Tours, Imprimerie Arrault, 1901. In-8, broché, non rogné, taches sur la couverture, petites piqûres. 46 pp., [1 f.], portrait en frontispice. Exemplaire sur Hollande imprimé spécialement pour Lucien Besnard. Articles de Jean Jullien, Henry Béranger. Compte-rendu du dîner du 24 mars 1897 offert à Henry Bauër. - Marcel CERF. Le Mousquetaire de la plume. La Vie d’un grand critique dramatique Henry Bauër, fils naturel d’Alexandre Dumas, 1851-1915. Avant-propos de Jean Savant. Paris, Académie d’Histoire, 1975. In-8, broché, couverture à rabats, envoi. 148 pp., [2 ff.], illustrations, feuillet d’errata volant. - Gérard BAUËR. Éloge du désordre. Paris, Hachette, 1926. In-12, broché. 58 pp., [2 ff.] - Gérard BAUËR. Les Métamorphoses du romantisme. Paris, Cahiers de la Quinzaine, 1928. Petit in-8, broché, non rogné. 63 pp. Exemplaire sur Hollande. - Gérard BAUËR. Le Romantisme de couleur. De Chateaubriand à M. Paul Morand. Principauté de Monaco, Société des Conférences, 1930. In-8, broché, 40 pp. Bel envoi à Lucien Descaves. - Gérard BAUËR. Les Billets de Guermantes. 2 volumes in-8, brochés. Vol. 1 : Paris, Plon, 1937 – Vol. 2 : Porentruy, Éditions des Portes de France. - Paris peintres et écrivains. Préface de Gérard Bauër. Lausanne, Mermod, 1944. In-12, demi-veau fauve à dos lisse légèrement frotté. 335 pp., [1 f.], illustrations hors texte. Ex-dono. - Gérard BAUËR. Rendez-vous avec Paris. Paris, Albin Michel, 1959. In-8, broché, couverture à rabats. 209 pp., [3 ff.] - Gérard BAUËR. Rien ne sert d’aimer et trois autres pièces. Paris, Gallimard, 1961. In 12, broché, couverture rempliée. 234 pp., [2 ff.]. Exemplaire sur alfa. ALEXANDRE DUMAS FILS Né en 1824 de père inconnu, reconnu seulement en 1831 par Dumas, Alexandre II ne se remit jamais de sa naissance illégitime. Toute son œuvre, romanesque aussi bien que théâtrale, porte la marque de cette tare originelle et il ne cessera de traiter, comme autant de leitmotivs, de l’adultère, du divorce, de la femme séduite et abandonnée, de l’enfant « naturel », de la recherche de la paternité. Ce faisant, ce misogyne affirmé, sans qu’il s’en aperçoive sans doute, présente un tableau accablant de la situation sociale des femmes pendant la seconde moitié du XIXe siècle. Ses livres trahissent aussi, entre rancœur et amour, les sentiments du fils pour le père. S’il savait mieux que son père gérer ses affaires financières, sa vie amoureuse fut tout aussi tumultueuse : nombreuses maîtresses et, à la fin de sa vie, une longue liaison publique du vivant de sa femme…

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