Marie Alexandrine DUMAS. Ensemble d’autographes et de livres.
- LAS à un « cher ami ». Elle le sollicite pour un de ses protégés. 1 p. in-12 - LAS à une amie. 16 juillet 1865. 107 bd Malesherbes. 4 pp. in-8. Elle est haletante de courses qu’elle a fait depuis plusieurs mois « soit seule, soit avec mon papa chéri qui vient de nous donner depuis huit jours de biens vives inquiétudes, il sort à peine des griffes de fer d’une néphrite aiguë… Je prépare de mon mieux le logis pour lui cacher les angles et ne lui montrer que les roses… Je suis privilégiée de me voir casée et pour longtemps au repos, un mois encore et l’installation qui se complète tous les jours sera aussi convenable que possible… je n’ai pas écrit non plus à Mme Flahaut, je vais le faire… » - LAS à une femme. 8 mars 1869. 107 bd Malesherbes. 4 pp. in-12. « Si je ne venais vous tendre la main, je vous dirais, Madame, que vous êtes aussi méchante, que spirituelle bonne et belle… hélas, je ne vais chez personne… Je ne m’appartiens pas une minute avec le papa chéri que vous connaissez. Mes travaux, les siens, des obligations de toute nature font de ma pauvre existence un perpétuel pillage où chacun prend ce qui lui appartient ou ce qui ne lui appartient pas… » - LAS. 23 janvier 1872. 2 pp. in-8. Elle espère le voir, seul ou accompagné « avec l’aimable personne que vous voulez me présenter… » - LAS à Monsieur Giraud au chemin de fer de l’Est. 2 pp. in-12, enveloppe. « Je viens au nom de mon père, qui vous a déjà tant d’obligations, vous demander de faire le possible l’impossible même pour ce que souhaite la charmante et si intéressante personne que je vous envoie… » - LAS à un ami. 18 septembre 1868. 2 pp. ½ in-8. « Vous voyez que de père en fille nous nous occupons de vous et de vos gloires… Donnez donc bien vite un mot pour me renseigner afin que je n’envoie à papa chéri ce qu’il demande… un ouvrage de lui, déjà sous presse. Dépêchons nous puisque nous voulons paraître en octobre. - Billet autographe à Peragallo. « Envoie-nous quelques sous en attendant qu’il en arrive de Vienne. Toute à toi. » - LAS à Paul Féval, Président de la Société des Gens de Lettres, 9 mars 1867. 1 p. in-4. Elle le prie d’envoyer au duc de Gramont, ambassadeur de France à Vienne, l’acte qui constitue Charles Spina, le Représentant et le Défenseur des intérêts des Gens de lettres en Autriche, ainsi qu’une copie des traités faits avec l’Italie, l’Espagne etc. Alexandre Dumas a ajouté « avec mille amitiés pour toi mon cher Paul ». - 2 LAS à Alphonse Lebègue. – 27 mars 1873. 2 pp. in-8. Elle lui demande de lui procurer un livre paru à Bruxelles, Le dernier des Napoléons dont elle a absolument besoin. – [12 avril 1873]. 2 pp. in-8. Elle vient d’arriver à Bruxelles et serait enchantée de le revoir. - Marie Alexandre DUMAS. Au lit de mort. Paris, Michel Lévy, 1867. In-8, demi-chagrin rouge à coins, doubles filets dorés sur les plats, dos à nerfs orné. [2 ff.], 322 pp. Édition originale. Un livre « qui fit un certain bruit et dans lequel les critiques ont signalé une sorte d’autobiographie de l’auteur » (Vapereau). Le critique du Figaro, sans cacher les défauts de l’ouvrage concluait que l’auteur « a de la race ; par ses défauts et par ses qualités, on la sent fille d’Antony et la sœur de La Dame aux camélias ». Relevant son « singulier catholicisme, il lui conseillait toutefois de renoncer au mysticisme… Bel exemplaire, bien relié. Quelques rares rousseurs. - Marie Alexandre DUMAS. Le Mari de madame Benoit. Paris, Michel Lévy, 1869. In-12, demi-chagrin vert, dos à faux-nerfs pâli orné de filets dorés. [1 f.], 346 pp. Édition originale. On joint : Micaëlla Clélie CORDIER. Lettre autographe signée à Monsieur E. de la Charlotterie. 9 mars 1910. 4 pp. in-8, enveloppe. Sur un article paru dans Comœdia où elle avait lu tout ce qu’il avait fait « pour mon grand frère Alexandre. Je vous en ai béni car je l’aimais tendrement ayant reporté sur lui l’adoration que j’avais pour mon cher petit Père… Vous avez raison vous êtes le seul vrai filleul de mon grand frère, il en a eu peut-être d’autres, étant un grand personnage ; mais vous, vous étiez presque son fils, car… il n’avait pas l’air d’être heureux avec ses filles. » Un fils naturel de Dumas Père : Henry Bauër et son fils Gérard Il naît en 1851 de la liaison de Dumas avec Anna Herzer épouse Bauër. Un bâtard de plus, élevé par sa mère seule sans que Dumas s’en préoccupe, mais dont la ressemblance avec celui-ci est frappante. Il prendra fait et cause pour la Commune et sera un journaliste influent.