Ida FERRIER. Lettre autographe signée à un « très cher comte », s.d. [ca 1844]. 1 p. in-8 sur papier au blason à froid des Davy de La Pailleterie.
« Il n’y a rien à faire avec les gens qui changent d’avis trente fois par minute, ainsi n’en parlons plus. Venez dire adieu ce soir à mes mercredis, je les enterre jusqu’à l’hiver prochain… » Après une liaison de sept années, en 1840 soudain, Dumas se décide à épouser Ida Ferrier. Après quatre ans de séjour presque continu en Italie le couple revient à Paris. 45 rue de la Chaussée d’Antin où il s’est installé, la vie est brillante et Ida reçoit tous les mercredis à la sortie des spectacles. À la fin de l’année, le couple se sépare et Ida retourne vivre en Italie où elle mourra en 1859. De toute rareté. Les deux filles : Marie et Micaëlla Marie, sœur cadette d’Alexandre Dumas Fils, est la fille de la comédienne Belle Kreilssammer. Elle naît en 1831 et est immédiatement reconnue par son père. Elle fut élevée par la femme de Dumas, Ida Ferrier, à Paris puis à Florence où était partie vivre cette dernière après sa séparation d’avec Dumas. Ce n’est qu’en 1846 qu’elle rejoignit son père, supportant difficilement les désordres de celui-ci tant financiers qu’amoureux ! En 1856 elle épouse Olinde Pétel, dont elle se sépare en 1861. Elle tient le ménage de Dumas, boulevard Malesherbes, se livrant à la peinture et à l’écriture. Micaëlla, est la petite dernière, fruit de la liaison de Dumas avec une autre comédienne, Émilie Cordier. Elle nait le 24 décembre 1860 et passe une petite enfance heureuse avec son père, à Naples notamment, où Émilie a accompagné Dumas. Émilie, à qui Dumas a proposé de reconnaître la petite fille à condition de l’élever, refuse. Elle reste donc avec sa mère qui se remarie et l’envoie au couvent jusqu’à ses dix-huit ans. Elle rejoint alors le nouveau foyer d’Émilie où elle est mal reçue par ses demi-frères et sœurs. Rejetée par eux, de même que par la famille Dumas, sans ressources, elle connaîtra d’abord la gêne puis la misère jusqu’à sa mort en 1936.