Le Journal des Voyages. Du n°1 de juillet 1877 au n° 1012 du - Lot 41

Lot 41
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Estimation :
100 - 200 EUR
Résultat : NC
Le Journal des Voyages. Du n°1 de juillet 1877 au n° 1012 du - Lot 41
Le Journal des Voyages. Du n°1 de juillet 1877 au n° 1012 du 29 novembre 1896 Le Journal des Voyages. Du n°1 de juillet 1877 au n° 1012 du 29 novembre 1896, cette première partie constituant la première série. Puis n°1 du 6 décembre 1896 au n°923 du 9 août 1914, ce qui constitue la deuxième série (complétée par quelques numéros, cf. infra). Journal des Voyages / Librairie Illustrée, Paris. Cartonnages de l'éditeur, deux séries distinctes. La première (1877 à 1895, 1er semestre) : grand in-4 (23,5 x 32,4 cm), percaline rouge, séries d'encadrements à froid sur les plats, dos lisses avec pièces de titre et de tomaison sur fond noir, caissons dorés décorés (soleil, mappemonde, lampe à huile, mystère) / La seconde (1895 - 1914, jusqu'au n°923 du 9 août 1914) : grand in-4 (23,2 x 32,5 cm), percaline rouge, plats biseautés, tr. dorées. Riche décor or et noir sur le premier plat et le dos (A. Souze). Premier plat : large encadrement d'ancres marines, bandeau médian portant le titre, palmes, tête de lion, ours sur la banquise, gorille... Sur le dos : bouée, palmes, ancres, armes... Second plat en noir : filets d'encadrement, bouclier et armes exotiques au centre. Collection complète en cartonnage du plus extraordinaire périodique d'aventures exotiques, de voyages, de SF de la fin du XIXème - début du XXème siècle. Lancée au départ par Georges Decaux, ami d'Albert Robida, la revue voulait concurrencer le Tour du monde publié par Hachette, mais Decaux comprit rapidement qu'elle ne pouvait rivaliser dans le domaine du récit réel d'exploration et qu'il fallait investir le domaine de la fiction. L'époque est aux grandes découvertes, aux conquêtes coloniales ; les lecteurs français sont très friands de récits exotiques pimentés, les différents rédacteurs en chef (Armand Montgrédien, Paul Genay, Léon Dewez, Paul Charpentier) vont les régaler : « Raciste, sadique, chauvin, crédule jusqu'à l'imbécillité, flattant les pires instinct de la Bête, faisant de l'image [...] le support même du subconscient de l'homme asservi par sa merde intérieure, bref tout pour plaire, mais merveilleux par l'imagination et riche de presque tout ce que la littérature populaire d'aventures pouvait offrir à l'époque, le Journal des Voyages et des Aventures de terre et de mer est peut-être le seul périodique au monde à avoir écrasé trois quarts de siècle de sa magnificence un peu sulfureuse » (Pierre Versins, in Encyclopédie de l'utopie des voyages extraordinaires et de la science-fiction). Le commentaire de Versins est terrible, mais non dénué de fondement, même s'il faut se replacer dans le contexte. En ces temps de conquête coloniale, le lecteur est assoiffé de détails exotiques : l'inconnu, le rêve, est au-delà des mers, certains de ses enfants vont y partir, poussés par une propagande nationale qui glorifie la conquête et l'apport de la civilisation française. Alors c'est vrai, tout est bon pour attirer le lecteur, le meilleur et le pire, et il faut bien le dire, souvent le pire : inhospitalité, mœurs étranges, coutumes barbares, sous-entendus érotiques, tortures, animaux féroces... Les couvertures sacrifient au voyeurisme (l'arrivée de la couleur n'arrange pas les choses ! ), les textes ne cachent rien et, même, en rajoutent beaucoup. Mais - à défaut de publications de récits de voyages véridiques - la revue attire et prépublie les plus grands récits français d'aventures : Paul d'Ivoi, Louis Boussenard, Capitaine Danrit, Henry Leturque, Pierre Maël, Louis Jacolliot, Camille Debans, Georges Le Faure... Romans d'aventures utopiques, coloniales, militaires, géographiques, policières, fantastiques, dans toutes les contrées du monde, connues et inconnues, illustrés par tous les illustrateurs populaires de l'époque : Bombled, Conrad, Métivet, Thiriet, Beuzon, Lecomte, Tinayre... La première série est présentée sous un cartonnage d'éditeur assez modeste, la deuxième est recouverte d'un des plus beaux cartonnages de série de la fin du XIXème siècle. Le dernier volume de la première série de cartonnages inclut le premier semestre de l'année 1895 qui est repris dans le premier volume de la deuxième série de cartonnages (année 1895). On joint quelques numéros (925, 926, 927 et 928) hors cartonnages, la série s'interrompant quand Paul Charpentier, le dernier rédacteur en chef, est appelé sous les drapeaux. La publication continuera vaille que vaille jusqu'en juillet 1915, avec une régularité incertaine, l'essentiel des articles étant alors consacré à la guerre en cours. Ensemble complet en cartonnage, tout à fait exceptionnel. Il y a bien sûr quelques défauts : les dos de la première série (fabrication assez bon marché) sont éteints, quelques coins et coiffes abîmés. Trente-huit volumes en cartonnage pour rêver, frémir, trembler ; voyages et aventures, réels et imaginaires, à l'origine de celles de Tintin, J
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