École italienne du XIXe siècle. 
Portrait... - Lot 151 - Leducq Maison de ventes aux enchères

Lot 151
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École italienne du XIXe siècle. 
Portrait... - Lot 151 - Leducq Maison de ventes aux enchères
École italienne du XIXe siècle. 
Portrait de Bonaparte, Premier consul (c. 1804). 
Huile sur toile ovale.
 H. 107,5 x L. 86,5 cm.
 Dans un cadre rectangulaire en bois doré à vue ovale. H. 124,5 x L. 101 cm. L'image officielle du Premier consul Cette œuvre à la facture italienne, rappelant par certains aspects les peintures d'Andrea Appiani, s'inscrit dans le mouvement de diffusion de l'image officielle du Premier Consul. Napoléon y apparaît fier et concentré sur un fond neutre, vêtu, semble-t-il, de l'habit de premier consul offert par la municipalité de Lyon lors de son premier voyage dans cette ville, les 28 et 29 juin 1800, après Marengo. En effet, ce vêtement de cérémonie dit « à la française », a un seul rang de boutons, sans revers, et est fermé sur la poitrine contrairement à l'habit quotidien du premier consul croisé, à col rabattu. Le tableau s'inscrit dans une évolution de l'image du général corse consistant en une transformation de guerrier en chef d'État. Dans cette mutation, les références au champ de bataille et aux attributs militaires s'amenuisent au profit d'une image plus régalienne. Le premier à consacrer cette transformation est Antoine-Jean Gros qui peint en 1802 Bonaparte, Premier consul (ill. 1). Dans ce tableau, le consul porte l'habit de la fonction et une épée, il est placé dans un cabinet de travail au décor sobre. Sur une table couverte d'un drap en velours bleu sont posés des documents sur lesquels Napoléon appuie son doigt. Il s'agit d'une liste des traités signés par lui et de trois de ses victoires politiques : le coup d'État du 18 brumaire, le concordat et les comices de Lyon. Ce portrait, qui souligne ses aptitudes à gouverner et non plus seulement à remporter des victoires militaires, sera extrêmement bien accueilli par le futur empereur qui commande au Baron Gros trois copies. Dans une volonté de diffusion, Bonaparte érigera ces tableaux en effigies officielles et en fera un prototype pour sa nouvelle image. En 1803, il confie aux meilleurs artistes de son temps à savoir Benoît, Greuze, Ingres, Lefèvre, Vien le Jeune, Meynier et Dufau, de réaliser des copies de l'œuvre de Gros afin de les envoyer dans différentes villes européennes. Parmi ces oeuvres, celle réalisée par Jean-Auguste- Dominique Ingres et destinée à la ville de Liège a particulièrement marqué l'iconographie napoléonienne (ill. 2). Notre œuvre résulte de ce phénomène de multiplication des portraits consulaires. Bonaparte, le regard vers la droite, y est dépouillé de
ses attributs militaires et ne porte que la fonction. Le format de notre version en buste ne permet même plus le décor alentour, ne se concentrant ainsi que sur l'uniforme de premier consul. Peut-être est-ce pour cela que l'artiste a choisi l'habit de cérémonie offert par Lyon porté par Napoléon en de rares occasions, tel que la signature du concordat, plutôt que l'habit officiel. Le peintre offre ici un portrait plein de force dans lequel le regard est à la fois dur, mais déterminé. l est intéressant de constater qu’une huile sur toile similaire à la nôtre est conservé au sein de la Lady Lever Art Gallery, un musée anglais rattaché aux National Museums Liverpool. L’œuvre de dimension 56 x 48,2 cm est toutefois légèrement plus petite: https://artuk.org/discover/artworks/napoleon-i-17691821-102516/search/2024--keyword:napoleon--referrer:global-search/page/2/view_as/grid Littérature Romain Buclon, Napoléon et Milan : mise en scène, réception et délégation du pouvoir napoléonien (1796-1814). Histoire. Université de Grenoble - Università degli studi di Napoli Federico II, 2014.
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