Jacques Liébault (? - 1752 Paris)

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Jacques Liébault (? - 1752 Paris)
Jacques Liébault (? - 1752 Paris) Portrait en buste d'Adrien-Maurice de Noailles (1678-1766), duc de Noailles, maréchal de France, dit "le maréchal de Noailles", vers 1740 Huile sur toile (toile d'origine) 81,5 x 61,5 cm. Au dos, annotation manuscrite datant du XVIIIe siècle, à la peinture noire : Peint par Liébault / à Paris Présenté dans un beau cadre en bois doré, d'époque Louis XV. Oeuvres en rapport : • Ecole française du XVIIIe siècle d'après Jacques Liébault, portrait du maréchal de Noailles, huile sur toile, château de Maintenon (Eure-et-Loir), n° inv. inconnu. • Jean-François Cars (1661-1738), d'après Jacques Liébault, portrait du maréchal de Noailles, gravure, en sens inverse, Versailles, musée des châteaux de Versailles et de Trianon, inv. inconnu. • Henri Simon Thomassin (1687-1741), d'après Jacques Liébault, portrait du maréchal de Noailles, gravure, Versailles, musée des châteaux de Versailles et de Trianon, inv. GRAV 7181 • Louis-Jacques Cathelin (1738-1804) d'après Jacques Liébault, portrait du maréchal de Noailles, gravure, Versailles, musée des châteaux de Versailles et de Trianon, inv. GRAV 6960. La découverte de ce portrait d'un des plus vaillants commandants de l'armée de Louis XV permet de mettre en lumière ce peintre, relégué dans l'ombre de Hyacinthe Rigaud, mais dont le corpus mériterait une étude ambitieuse. Possiblement fils de peintre lui-même - un "Pierre Liébault" étant cité comme peintre (défunt) à Paris en 1699 - notre Jacques Liébault fut membre de l'Académie de Saint-Luc, mentionné comme "adjoint à professeur adjoint" en 1748, puis comme professeur, à son décès, en avril 1752. Il semble s'être principalement consacré au genre du portrait, bien qu'il soit l'auteur de quelques peintures religieuses. On trouve au couvent de la congrégation Notre-Dame des chanoinesses de Saint-Augustin, à Mattaincourt (Vosges) une "Apothéose de saint Pierre Fourier", signée et datée de 1734, ainsi qu'un "Christ adoré par les anges" en l'église Saint-Martin de Châtenay-en-France (Val-d'Oise), daté 1736. Il est aussi l'auteur d'un cycle monumental de quatre tableaux sur la vie de saint Jean Baptiste, toujours visibles en l'église Saint-Jean-Baptiste de Verdun-sur-le-Doubs (Saône-et-Loire), signés et datés 1746. Il semble avoir été régulièrement sollicité par le clergé puisqu'on connait de lui des portraits de minimes, de récollets, de bénédictins, dans les années 1730. À titre d'anecdote, il semble qu'il ait particulièrement favorisé le même format, avec des dimensions avoisinant les 80 centimètres de hauteur et 60 centimètres de largeur, lequel format se retrouve dans la quasi totalité du corpus connu en collections publiques et en mentions d'archives. Exception à cette règle : le superbe portrait de Simon-Claude Grassin de Glatigny (1701-1776), dans l'uniforme de son propre régiment, conservé aux Invalides (huile sur toile, 164 x 115 cm, Musée de l'Armée, inv. 10395). Daté de 1749, il commémore l' "Adieu aux armes" de son modèle, dont le régiment est licencié l'année précédente. Le modèle de notre portrait nait dans une des familles les plus illustres du royaume et participera admirablement à sa renommée . Fils d'Anne-Jules de Noailles (1650-1708) - déjà maréchal lui-même en 1693 -, Adrien-Maurice, démontrant des qualités martiales dès le plus jeune âge, entre dans le régiment des Gardes du Corps du Roi, puis progresse dans la hiérarchie jusqu'à être nommé Lieutenant-Général en 1706, à l'âge de 28 ans. Il participera à la Guerre de Succession d'Espagne, à la guerre de Succession de Pologne, et à la Guerre de Succession d'Autriche. Il est élevé à la dignité de maréchal de France le 14 juin 1734 après le siège victorieux de Philippsbourg, aux côtés du maréchal Bidal d'Asfeld. Sur notre portrait, il porte fièrement le bijou de l'Ordre de la Toison d'Or (espagnol), reçu en 1702, ainsi que le cordon bleu de l'Ordre du Saint-Esprit, reçu en 1724. En plus de sa carrière militaire, il officia également comme ministre, d'abord sous la Régence, comme Président du Conseil de finances, puis comme Ministre d'État, en 1743, et Secrétaire d'État aux Affaires Étrangères en 1744, à laquelle occasion il sera un des premiers partisans du "renversement d'alliance", suggérant un rapprochement d'avec l'Autriche. Il sera un des cinq maréchaux de sa famille, laquelle détient le second rang des familles ayant donné le plus de maréchaux au Royaume, égalée par la maison de Durfort et uniquement dépassée par la maison de Montmorency, aujourd'hui éteinte. NB : Crédits photo pour le portrait de Grassin : Photo (C) Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier
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