Filipo Tommaso MARINETTI. Correspondance autographe avec Ren - Lot 149

Lot 149
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Filipo Tommaso MARINETTI. Correspondance autographe avec Ren - Lot 149
Filipo Tommaso MARINETTI. Correspondance autographe avec René Arcos. Sans date [Milan, avril 1906 - septembre 1908]. 5 lettres autographes signées et 4 lettres signées à René Arcos, 25 pages in-8 (dont 13 d'une autre main), 7 feuillets à en-tête de Poesia, 6 enveloppes au même en-tête, timbres et marques postales. Belle correspondance littéraire entre deux jeunes poètes, âgés d'une trentaine d'années chacun. Marinetti dirige alors, avec panache, la revue Poesia (fondée à Milan en 1904) tandis que René Arcos vient de former en Val-de-Marne, notamment avec Georges Duhamel, Charles Vildrac, Albert Gleize, une communauté d'écrivains et d'artistes, connue sous le nom d'Abbaye de Créteil. Sollicité par Arcos pour figurer dans une anthologie poétique, Marinetti va lui faire parvenir quelques-uns de ses poèmes : « La conquête des étoiles », « Destructions », « La Momie sanglante » et « D'Annunzio intime », ainsi que les premiers numéros de Poesia. Projetant un voyage à Paris, il est enchanté à l'avance de faire la connaissance d'Arcos « et de vous exposer les principes de mon esthétique ». S'ensuivent des lettres très amicales et des échanges de textes, Marinetti publiant dans sa revue des poèmes du groupe de l'Abbaye. Il redemande un poème d'Arcos dont il ne retrouve pas le manuscrit et qu'il veut absolument publier. Il le remercie chaleureusement d'un article qu'il va reproduire dans le prochain numéro de Poesia « qui contiendra en bonne place votre admirable fragment de la Tragédie des espaces ». « Je vous ai adressé un poème La mort de la lune auquel je tiens beaucoup pour votre livre d'or. L'avez-vous reçu ? Envoyez-moi je vous prie les épreuves. Vous recevrez bientôt celles de tous les admirables poèmes que vous et vos amis de l'Abbaye avez bien voulu m'envoyer. Veuillez les remercier tous de ma part et leur exprimer l'enthousiaste admiration que m'inspire votre noble initiative. Je tâcherai de vous obtenir des souscriptions à votre beau livre d'or. Merci de votre exquise invitation. À bientôt le plaisir de respirer votre atmosphère illuminante ». Il envoie des adresses d'écrivains qui lui ont été demandées : Gabriele d'Annunzio à Florence, Hélène Vacaresco à Bucarest, Fred. Bowles à Hartlepool et Gustavo Motta à Milan. « J'ai reçu votre admirable volume de vers, dont la vaste polyphonie a résumé pour moi toutes les terribles et déchirantes nostalgies de nos nuits étoilées. Votre préface surplombe glorieusement la sinistre et misérable fourmilière de nos gens de lettres et la détresse de nos tâtonnements parmi la houle puantes des soucis quotidiens ! Votre préface a la hauteur des montagnes éblouies au soleil couchant… Elle contemple en effet avec une joie fiévreuse la face douloureuse d'un soleil que les gens des plaines ne voient plus depuis longtemps. Je suis heureux d'avoir respiré sur les cimes avec vous, cher ami ! Mon âme vous en remercie. Envoyez-moi bientôt un de vos beaux poèmes inédits pour Poesia qui est heureuse de mettre en saillie votre grand talent ». En 1908, alors que le groupe de Créteil s'est dispersé, il est à nouveau question de l'anthologie des jeunes poètes. « Vous avez dû recevoir le dernier numéro de Poesia, avec votre admirable Paroxysme. Est-ce trop tard pour l'Anthologie des Jeunes poètes dont vous m'offrez si aimablement l'hospitalité ? J'y tiens infiniment et j'adresse immédiatement à M. Hajek mon dernier volume de vers en indiquant les 300 vers à traduire. Envoyez-moi, je vous prie la Balance contenant votre article ».
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