Xavier FORNERET. Pièce de pièces. Temps perdu.... - Lot 17 - Leducq Maison de ventes aux enchères

Lot 17
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Xavier FORNERET. Pièce de pièces. Temps perdu.... - Lot 17 - Leducq Maison de ventes aux enchères
Xavier FORNERET. Pièce de pièces. Temps perdu. Paris, E. Duverger, 1840. In-8 de (6) ff., 302 pp., (1) f. de table : demi-maroquin tabac à coins, dos lisse orné or et à froid, non rogné, couvertures et dos conservés (Vermorel). Édition originale. Elle est imprimée en gros caractères au recto seulement des feuillets, avec d'amples marges blanches, selon le voeu de l'auteur qui "veut du blanc dans ses pages", imprimé en tête. Le recueil comprend le texte le plus connu de Xavier Forneret, Le Diamant de l'herbe, qualifié de chef-d'oeuvre dès 1859 par Charles Monselet. On trouve reliée en tête une lettre autographe signée à Charles Monselet, adressée depuis Beaune le 23 mars 1853 (3 pages in-8 sur papier de deuil). Longue et intéressante lettre évoquant auprès de sa "sentinelle obligeante et dévouée à Paris" un projet théâtral et ses relations difficiles avec les éditeurs : Je vous demande bien pardon d'avoir effarouché l'amitié que M. Marc Fournier vous porte, au point de vous laisser jusqu'à présent sans nouvelles de lui ; car, c'est évidemment moi qui suis cause de cela : il pressent, avec raison, que vous désiriez le voir pour mon compte ; mais, j'espère bien que plus tard pour le vôtre, vous n'aurez pas à en souffrir. Laissons donc Mr le Directeur de la Porte-St-Martin qui ne vous répondra pas. [...] Tournons-nous du côté de Mr Vernon, c'est-à-dire de l'Ambigu ou de la Gaîté. Je vais donc lui écrire directement, mais néanmoins, je serais bien désireux que vous le vissiez ; ils sauront alors que vous m'êtes une sentinelle obligeante et dévouée à Paris, j'en acquerrai un salutaire effet, je le juge ainsi. Je ne puis être blessé de ce qu'ont dit les deux libraires ; ils ne voient que la spéculation, c'est naturel ; et d'ailleurs, il m'est arrivé qu'on ne disent [sic] plus bête comme une oie - mais bien bête comme un ours. [...] Il demande à son correspondant des nouvelles de ses livres à paraître, puis expose les raisons de sa rupture avec Giraud, libraire-éditeur rue Vivienne, auprès duquel Charles Monselet est chargé de récupérer le manuscrit d'une pièce en vers : [...] je ne veux pas que vous croyiez que j'ai voulu dévorer Mr Giraud tout cru et sa fureur ne me prouve que mieux qu'il était en tort avec moi. Si Mr Giraud, au lieu de manquer (purement et simplement) à sa parole, après m'avoir fait perdre du temps, m'eût écrit : « Monsieur je ne puis, vu mon peu de crédit à Paris, imprimer votre pièce de vers, sans avance de vous pour payer l'imprimeur, mais je reste avec ce que je vous ai promis, j'édite pour mon compte etc. Il est fort à présumer que je fusse demeuré dans de bons termes avec Mr Giraud, mais il n'en a point été ainsi. Mr Giraud ne veut plus publier aux conditions convenues d'abord ; il veut que je prenne la petite affaire, comme disent les autres, entièrement en main. Il recopie ensuite la lettre de rupture adressée à l'éditeur. Charles Monselet fut le premier à avoir distingué l'oeuvre hors du commun de l'homme noir, notamment Le Diamant de l'herbe : "L'étrange, le mystérieux, le doux, le terrible, ne se sont jamais mariés sous une plume avec une telle intensité" (Le Roman d'un provincial, article publié dans le Figaro le 26 juillet 1859). Son jugement sera applaudi un siècle plus tard par André Breton dans la revue Minotaure (1937). Bel exemplaire relié à toutes marges par Vermorel. Restaurations à la couverture imprimée.
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